Politique
ARTICLE 2

Jean-Pierre Bemba a décidé de se présenter à la présidentielle congolaise. © Reuters
L’ancien vice-président de la RDC, Jean-Pierre Bemba, s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle de novembre. Il est toujours détenu à La Haye, où il doit répondre devant la Cour pénale internationale d’accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par des miliciens de son parti en Centrafrique. Jean-Pierre Bemba a donc décidé d’y aller.
Depuis sa cellule de La Haye (dont il n’est pas sûr de pouvoir sortir avant l’échéance électorale), il a s’est déclaré candidat à la présidentielle congolaise, prévue pour le 28 novembre. Dans un texte daté de ce vendredi et lu le même jour au début du congrès de son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC, plus important parti d’opposition), il demande aux militants de le désigner comme candidat. « Ma candidature à l'élection présidentielle sera, si toutefois vous l'agréez, une candidature pour une victoire certaine », déclare-t-il. Sa désignation comme candidat du MLC fait peu de doute. Le seul homme à s’être véritablement positionné pour porter les couleurs de la formation en son absence, François Muamba, a finalement annoncé son intention d’être le candidat d’un autre parti, nouvellement créé : l'Alliance pour le développement et la République. "Je ne crains pas la justice des hommes" .Après plus de trois ans de détention, Jean-Pierre Bemba a cherché à rassurer ses partisans sur son état d’esprit. « Je voudrais vous assurer que ma volonté de servir le Congo est intacte, déclare-t-il.
Soyez rassurés, je ne baisserai pas les bras. Je ne crains pas la justice des hommes, seule la justice de Dieu m'importe. [...] Mon regard est résolument rivé sur l'échéance de 2011. Je m'y suis préparé chaque jour. » D’ici à samedi, le millier de congressistes du MLC doit désigner son candidat à la présidentielle et ceux aux législatives, mais aussi définir sa politique d’alliances pour ces élections. Un choix d’une grande importance tant l’opposition congolaise est divisée avant d’affronter un scrutin à un seul tour dont le président sortant, Joseph Kabila, est donné grand favori. L’ancien président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, un des candidats déclarés à la présidentielle, est d’ailleurs venu assister à l’ouverture du congrès du MLC.
Devant la Cour pénale internationale (CPI), Jean-Pierre Bemba doit répondre d’accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité à la suite de viols mais aussi de pillages et de meurtres commis par la milice du MLC entre octobre 2002 et mars 2003 en République centrafricaine. Ses partisans espèrent un acquittement de leur champion avant la fin du mois de septembre, ce qui lui laisserait deux mois pour faire campagne. Mais une telle issue est loin d’être acquise.(Avec AFP)
Processus électoral
Le décor semble planté pour le dialogue entre les parties prenantes
Cette position est soutenue par la société civile ainsi que d’autres acteurs et regroupements politiques de l’opposition.

Pour les tenants de cette logique, l’instauration du dialogue est une garantie pour des élections démocratiques, transparentes, crédibles et apaisées en RDC.
Dans cet exercice, le porte étendard de la position de la Société civile reste l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho). Cette ONG a, à plusieurs reprises, démontré le besoin du dialogue pour assurer des élections apaisées. La position a été aussi soutenue, le 22 juillet au cercle Élaeis, à Gombe, à l’issue de la présentation du mémorandum des ONG pour des élections libres, transparentes et démocratiques.« Ce travail a été fait parce que la Société civile est préoccupée de la manière dont le processus électoral se passe dans le pays », a expliqué le président de l’Asadho, Jean-Claude Katende.
Le document présenté ce vendredi là a été produit par 11 ONG sous l’initiative de l’Asadho et le soutien de l’Association pour l’assistance au développement, Programme service civil pour la paix (Ageh). Il a été articulé sur quatre points dont le fichier électoral, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac), la loi électorale ainsi que le rôle de l’armée, de la police et de la Cour constitutionnelle pendant le processus électoral en cours.
Des inquiétudes et des propositions
Ces associations ont souhaité voir toutes les parties prenantes au processus électoral se mettre ensemble en vue d’élaguer toutes les situations jugées perceptibles de déranger le processus électoral et les élections attendues.
Le mémorandum des ONG sollicite la mise en place d’un mécanisme formel de concertation regroupant toutes les parties prenantes en vue de renforcer le dialogue et rassurer les uns et les autres par rapport à l’organisation des élections. Ce document réclame également le respect de la loi électorale par tous les acteurs politiques.
En ce qui concerne la régulation de l’espace médiatique, les ONG sollicitent du président de la République, la nomination et l’installation, dans les meilleurs délais, des membres du Csac proposés par les composantes. Elles recommandent également au parlement d’adopter, toutes affaires cessantes, les annexes à la loi électorale. Un appel a aussi été lancé à la communauté internationale en vue de l’accompagnement du processus électoral, en exigeant sa transparence et la sécurisation des électeurs et des candidats.
Dans leurs différentes interventions, ces acteurs s’inquiètent de la neutralité de l’armée, de la police, des services et de Cour constitutionnel pendant ce processus électoral et à sa conclusion, avec l’entérinement des résultats de vote exprimé par la population.
Les signataires du document de la Société civile demandent à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de faire auditer par les experts indépendants le fichier électoral. Elles justifient leur demande par des irrégularités constatées dans les opérations d’enrôlement et par le climat de méfiance qui en découle de la part des acteurs politiques et de la Société civile qui ont fait plusieurs dénonciations dans ce sens. Elles exigent aussi à cette institution de rendre public le fichier électoral audité, pour plus de transparence. « Bien que la Céni se félicite du nombre d’électeurs enrôlés, des irrégularités dénoncées notamment la répartition des centres, l’enrôlement des mineurs et des soldats, etc., sont des contentieux qui peuvent être vidés par l’audit du fichier électoral ainsi produit »,a appuyé le président de l’Asadho. Pour lui, ce fichier électoral est un bien public, appartenant au peuple congolais. Il ne peut donc être confisqué par une institution, quelle qu’elle soit.
Un son de cloche contraire
Un autre son de cloche se fait entendre dans l’opinion et au sein de la majorité au pouvoir. Pour elles, en effet, il n’y a aucune parade aux élections. « Le calendrier électoral est déjà promulgué. Il n’est plus question de reculer », a insisté le président de la Céni, le pasteur Ngoy Mulunda.
Pour beaucoup, l’opposition et tous ceux qui soutiennent le dialogue veulent visent à repousser les élections en vue de se donner du temps de bien les préparer. « Ils constatent qu’il leur est difficile de l’emporter lors de ces élections qu’ils s’emploient à tenter de les retarder », explique-t-on. Pour cette opinion, les défenseurs de la thèse du dialogue se recrutent parmi ceux qui dénonçaient le dépassement du délai constitutionnel dans le calendrier constitué par la Céni. Et, leur position ne se justifierait plus.
En attendant, la Céni continue sa politique de consultations initié à l’avènement de l’équipe conduite par le pasteur Ngoy Mulunda. Ce qui pourrait, selon les analystes, amener au dialogue tel que proposé par la société civile et l’opposition. Ceci, en dépit du dialogue de sourds qui s’installent le plus souvent. Tel le cas de ce qui s’est passé le 25 juillet à l’hôtel Sultani, à Gombe, où la Céni et les partis politiques étaient en concertation. On souligne que l’opposition a suspendu sa participation à ces travaux à cause du malentendu subvenu.
Lucien Masidi D.
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Etienne Tshisekedi est arrivé à Lubumbashi
Le président national de l’UDPS a atterri ce vendredi 29 juillet à 10h30 (locales) à l’aéroport de la Luano de Lubumbashi en provenance d’Afrique du Sud. Des milliers d’adhérents de sonparti se sont retrouvés à l’aéroport pour accueillir leur leader. Son cortège a pris plus d’une heure pour quitter l’enceinte de l’aéroport de Lubumbashi. Des hommes, des femmes et des enfants, drapeau du parti à la main, entonnent des chansons en l’honneur du président de l’UDPS. Ils accompagnent le cortège jusqu’au centre-ville. Debout dans une Jeep décapotable, Etienne Tshisekedi, coiffé d’un béret blanc, salue le public en levant deux doigts en signe de victoire. Sur la route de l’aéroport, le reporter de Radio Okapi a observé des véhicules portant des drapeaux de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti cher à Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Etienne Tshisekedi doit rencontrer dans l’après-midi le gouverneur du Katanga, Moise Katumbi. Mais il est prévu qu’il se rende avant à la permanence locale de son parti.
Le président de l’UDPS tiendra un meeting le samedi devant la place Square Arthur Forrest en face du bâtiment du 30 juin, siège de l’assemblée provinciale. Le gouverneur du Katanga, Moise Katumbi a appelé, mercredi 27 juillet, les Katangais au calme en prévision de l’arrivée du président de l’UDPS dans la province. (Source : Radio Okapi)
ET VOICI KENGO WA DONDO QUI ENTRE DANS LA VALSE DES PRESIDENTIELLES !!!
Une première depuis la chute de Mobutu que monsieur Kengo Wa Dondo, l’actuel président du sénat congolais se prononce officiellement comme candidat à l’investiture suprême de la RDC. Ce nouveau parti politique , l’Union des Forces pour le changement (UFC), qui a vu le jour ce dimanche 24 juillet 2011 au stade des martyrs, aurait conquis le cœur des kinoises et kinois, avec une foule estimée environ 50,000 personnes.Avec cette pré-candidature, il est convaincu que l’opposition ne subira pas la défaite lors des prochaines échéances électorales. «Nous voulons un front qui permette aux différentes forces d’opposition qu’il compose, de continuer à exister dans la diversité », dit-il. L’actuel président du sénat ne veut pas d’une campagne qui soit organisée autour d’un seul homme, mais plutôt montrer la pluralité des forces qui sont engagées au sein du front de l’opposition pour une candidature commune de l’opposition. Chevronné de la vie politique congolaise, celui qui a toujours été présenté comme un méthodique, organisé, travailleur, il donne les grandes lignes de sa politique, aime déléguer, mais suit de près les dossiers. La crise politique des années 80-90 avait fait de lui l’homme de la rigueur et un redoutable stratège. Pour lui, le système politique fonctionne comme un corps ; dés que tu te laisses penser d’y aller, tous les éléments du système immunitaire vont se mettre en place pour t’injecter. Certes, il va lui falloir développer son programme politique pour espérer transformer sa nouvelle popularité en poids politique. Mais poussé par un intense sentiment d’urgence, il possède déjà ce que beaucoup d’hommes politiques ont perdu ; un idéal qui ne se mesure pas seulement à l’aune de ses ambitions.Vital Kamerhe éventre le Boa
L’Union pour la Nation Congolaise (UNC), vient d’organiser son premier congrès du 28
au 31 juillet 2011, en vue de se mettre en ordre de bataille de la prochaine campagne
électorale, prévue en novembre prochain.
Lors de son allocution, le président honoraire de l’assemblée nationale congolaise a
essayé de brosser en quelques lignes la situation générale du pays à travers ceux qui
gouvernent actuellement.
« L’Etat congolais se trouve dans une situation dangereuse et abandonnée, en cause,
l’amateurisme de ceux qui gèrent le pays, naviguent à vue », dit-il. Durant sa diatribe
contre le régime du président Kabila Kabange, le patron de l’UNC tend à démontrer que tous les éléments sont réunis pour une
candidature commune de l’opposition.
Pour lui, les leaders de l’opposition n’ont pas le choix. « Aujourd'hui nous n'avons pas le choix », dit-il.
J'ai fait toute la campagne de 2006 avec joseph Kabila. Nous avons pris des engagements ensemble. Quel engagement n'a-t-il pas pris
devant les Congolais? Que sont devenus aujourd'hui ces engagements ? C'est pourquoi il y a danger de laisser les destinées d'un pays
entre les mains d'un homme, quelles que soit les professions de sa foi. Parce qu'on peut se tromper une fois, mais pas deux fois, sinon
le pays risque de sombrer dans le tréfonds de l’abime, avertit-il.
Le gouvernement de la majorité actuel a détruit économiquement le pays, la sécurité des biens et des personnes ignorée, le système
éducatif est inexistant, le système sanitaire aux oubliettes, la pauvreté est bien présente, et par-dessus tout, les valeurs morales bannies.
Nous sommes confrontés à un déni de réalité avec, toujours un décalage plus grand entre les discours et les actes. La population est
inquiète de voir le gouvernement qui semble ignorer la crise et l’immobilisme et surtout refuse les mots qui fâchent et qui tient à son
projet. Kamerhe dénonce des petits jeux tactiques de ceux qui sont au pouvoir pour les élections à venir.
Les Congolais sont réduits à rien, pourfend Kamerhe pour qui, aujourd'hui, c'est quand on vole, on trahit, on transhume qu'on est porté
au pinacle. Mais quand on fait du bien, on est honnête, intègre, on n'a pas de place dans le système Kabila. Alors ‘devant une situation
comme celle-là, il nous faut avoir un sursaut de conscience avant que notre pays ne sombre, exhorte-t-il.
Il pense que ce qui est fondamental, c'est comment construire un Congo nouveau. Ce qui est fondamental c'est qu'aucun individu ne peut
reconstruire le Congo, aucun parti politique ne peut le faire tout seul, aucun parti politique ne peut avoir la victoire toute seule. Cela veut
dire que l'unité des acteurs politique de l’opposition est incontournable, avance-t-il.
Chaque jour, les tenants du pouvoir organisent une grande tontine avec les ressources du pays. Là encore, il en appelle à l’unité de l’opposition.
La cause est entendue: le gouvernement actuel a fini de détruire le Congo. Tout le monde le dit, tout le monde le proclame. Ce qui est important
aujourd'hui, c'est quoi ? Quelle perspective pour sortir de cette situation ? Eh bien, aujourd’hui pour les congolais, la situation est très claire.
De sa nécessité à son importance en passant par la gestion du pays par le président Kabila qu’il a noircie, il n’a presque rien laissé au hasard.
Pour lui, c’est comme une sorte de survie.
Mais il fait remarquer, concernant la candidature commune de l’opposition qu’il s’agira d’une équipe avec une direction pour éviter un gouffre
au pays. D’une conférence à l’autre, celui qui se fait appeler « mokolo Tonga » ne manque pas de peindre au noir le bilan du pouvoir en place
dont les dix ans ont été fêtés récemment.
Non seulement il a démontré amplement que c'est dans l'unité que réside la victoire, et que cela n’est pas seulement l’apanage des partis
politiques, mais surtout un mouvement national. A cela s’ajoutent d’autres facteurs. Il se trouve en même temps que, pour la première fois dans
notre histoire nationale, non seulement nous sommes à mesure d’avoir l'unité de l'opposition politique, aujourd'hui mais nous avons aussi tous
les instruments pour redonder le Congo démocratique.
Il pense que les leaders de l’opposition politique devront s’adosser sur les conclusions des concertations à venir pour en faire un programme.
Et ce programme-là ne sera pas celui d'un parti politique,ni d'un candidat, mais un programme de rénovation nationale. On ne sait pas si les
gens saisissent bien l'importance de cette question et le caractère novateur de cette démarche renchérit le leader de l’UNC.
C’est pourquoi, il ne trouve pas important, le débat sur la candidature unique. Quand les gens débattent autour de la candidature unique,
selon lui, on est en train de passer à côté de la plaque. Ce que la population congolaise a vécu, pendant les 50 dernières années, c'est que,
en RDC, c’est le président de la République qui décide de tout dans la vie publique. C'est justement avec cette tradition politique, qui fait
de la présidence de la République le centre principal des décisions qui crée le blocage au niveau de l’exécutif national avec cet aspect bicéphale.
Par ailleurs, la nouvelle dynamique que propose l’union pour la nation congolaise où l'Assemblée nationale sera le réel centre d'impulsion de la
vie publique, et non plus la présidence de la république. D’où l’intérêt des uns et des autres à ne pas se focaliser que sur la question de la
présidence de la République. Selon lui, ceux qui veulent absolument être président de la république, n'ont rien compris des attentes de la
population congolaise et surtout de la constitution de la troisième république.
Parce que si on comprend l’attente de la population et qu'on y adhère sincèrement, honnêtement, la présidence de la république devient, une
institution beaucoup moins importante que l'Assemblée nationale qui est quand même le centre où s'exprime la diversité des élus de la nation
Congolaise.
Kamerhe pense que dans la nouvelle architecture politique et administrative que proposent son parti politique, un député serait aussi important
parce qu'il a la dignité de la fonction, il est indépendant de l'exécutif, il prend les lois en toute connaissance de cause à partir des réalités de la
vie nationale, de sa circonscription.
Pour Vital Kamerhe, il faut un équilibre des pouvoirs dans le pays pour garantir la stabilité, la durabilité de nos institutions. Sinon, nous serons
à la merci de n'importe quel aventurier.
Oui à la candidature commune, mais pas à n’importe quelles conditions, semble dire Kamerhe à ses confrères de l’opposition. Pour cela, il
faut mobiliser l’opinion nationale de l’opposition et construire la candidature commune autour d’une direction, d’une équipe. Ce n'est pas
un parti politique qui pourra appliquer ce programme, ce n'est pas un groupe de citoyens qui pourra appliquer ce programme. Il faut bien
sûr une direction, une équipe qu'il faudra mettre en place, une équipe soudée autour de ce programme et une mobilisation populaire pour
faire aboutir ce programme.
C'est cela qu'il nous faut aujourd'hui en RDC, martèle Kamerhe. Et la conclusion qu’il en tire, c’est que c'est un faux problème d'engager le
débat sur des questions de personnes en disant c'est tel qu’il nous faut. Ce serait la meilleure façon d'escamoter complètement le débat et
donc de créer les conditions de l'échec. Tout en reconnaissant qu’il faut arriver au candidat commun de l’opposition, même si cela ne suffit
pas. Il faut une équipe, il faut le programme, il faut la mobilisation populaire à l'intérieur du pays et à l'extérieur.
C'est pourquoi Vital Kamerhe exhorte tous les militants de l’opposition, de s’organiser dans la mobilisation pour le triomphe de cette cause,
fait-il savoir. Car, nous n'avons pas le choix et surtout beaucoup de temps, à peine quelques mois avant les échéances de novembre prochain.
Parce que le combat sera très rude contre des gens sans scrupule qui sont prêts à tout, ils vont donc se battre pour rester au pouvoir.
Pourtant, ajoute-t-il, il est plus facile de réussir l'unité aujourd'hui qu'en 2006 si nous sommes sincères dans nos engagements. Nous avons
tous signé la charte de la bonne gouvernance démocratique, mais ce qui se passe actuellement au sein du pouvoir en place est anti-démocratique.
Si les partis de l’opposition se mettent d'accord là-dessus, cela veut dire que les conditions de l'unité sont là, et elles sont beaucoup plus
importantes en 2011 qu'en 2006. Donc les conditions sont encore beaucoup plus flagrantes aujourd'hui qu'en 2006.
A cela s’ajoutent « les impératifs » qui sont plus pressants aujourd'hui du fait que le président Kabila est entrain de conduire le pays à une
dérive certaine.
La solution des problèmes du Congo, c'est l'unité de l’opposition, c’est la victoire de l’alternance dans les élections libres et démocratiques.
Le niveau de destruction du pays est tel que celui que nous avons en face a si peu de scrupules que si nous allons dans la désunion il est
clair qu'il va mettre en place son projet auquel il n'a jamais renoncé.
Pour Kamerhe, Kabila ne respecte ni la Constitution, ni la loi, ni la morale, ni les bonnes manières. C'est un être à part. Donc, devant
une telle situation, c'est un combat de libération nationale qu'il faut engager, tire-t-il comme un appel à l’engagement. Et le combat de
libération nationale exige l'unité de la nation contre les antivaleurs. Aujourd'hui nous n'avons pas le choix.
Devant la multiplicité des reformes prises, des prises de positions, des initiatives à l’échelon national qu’international, le président de
la république doit avoir une vraie vision, une vraie cohésion, une vraie méthode.
Selon Vital, s’il arrive qu’il soit élu au suffrage universel, il pratiquerait la politique d’ouverture, la parité et la diversité dans le
gouvernement. Pour lui, l’ouverture ne serait pas un débauchage mais une ouverture d’esprit dans un monde complexe. Pour faire aboutir
des reformes dit-il, il faut commencer par des projets plutôt que par des structures.
Son parti se veut une force de propositions et d’actions au dessus des partis. Il souhaite la rupture du lien entre le parquet et le pouvoir
politique, lutter contre les déficits en faisant plus payer les riches, relancer la croissance économique grâce à l’industrialisation et la
libération du secteur privé en établissant le climat de confiance entre différents partenaires économiques.
Les congolais doivent savoir que l’immobilisme dans un monde qui bouge à toute vitesse, cela peut-être confortable à court terme, mais
la mort certaine à long terme.
« Match oyo, eza bien… »
Bobo Ingende Lumu
Copyrights ©Top Africa Magazine
ARTICLE 3
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